Belgians will ultimately not taste the graduated response. Despite its government problems, the country indeed began to debate yesterday in the Senate two completely opposite bills, one on a Hadopi copy, the other on a global license.
First result, and not the least, Senator Richard Miller announced the filing of an amendment aimed at removing articles 14 to 24 from his bill. In short, the law is washed of its system of repression and graduated response. The Belgian Hadopi is therefore in part
Graduated response, an ineffective and unenforceable system
But why such a reversal on the part of Richard Miller, who had merely taken over Philippe Monfils' proposal, himself who had been heavily inspired by Hadopi made in France?
On his blog, the MR party member explains that the graduated response system is ineffective and unenforceable. "The objective of the MR is to ensure fair remuneration of artists, and to ensure the freedom of Internet users" concluded Richard Miller.
Here are comments that should be appreciated by the representatives of the French copyright holders, as well as all people working for Hadopi, Christine Albanel and the current Minister of Culture, Frédéric Mitterrand.
No surveillance-punishment for Internet users?
For the Belgian Ecolo party, which presents a global license project, this news was logically welcomed. "This attitude (of Senator Miller, editor's note) will allow a calm and realistic debate on the implementation of legislation concerning illegal downloading which will have to be negotiated with all the players in the sector."
According to Ecolo, Belgian senators agreed yesterday "on the need to seek a balanced collective solution to the financing of creation on the Internet by excluding a surveillance-punishment system, remitting the work of creators and protecting the privacy of Internet users".
This does not mean that the global license will see the light of day beyond Quiévrain. Nevertheless, the project is not yet rejected at this time, and a Belgian Hadopi is no longer on the agenda. The senators will decide this at the next debate.
A problematic Article 12
On the other hand, from Nurpa.be, association for the protection of Internet users' rights, we want to be more measured. Indeed, if the graduated response seems to have well disappeared from the MR's bill proposal, some points remain problematic according to its point of view.
Nurpa thus makes the following remarks (the bolding is ours):
-It is mentioned there several times, without the term ever being defined, the notion "database operator";
-Article 5, point 3 degree, requires Internet Service Providers to promote the list of legal offers constituted by the "Council for the Protection of Copyright on the Internet" (see Article 25);
-Article 8 uses the fuzzy notion "database operator" and requires copyright holders or related rights holders to resort to a management company in order to enjoy some of their rights;
-Article 12 requires the establishment of agreements between private actors and would allow the restriction of the Internet user's freedom of use of their Internet connection. Clear mention is made of limitation, without further clarification on its nature
-Article 25 finally, creates a "Council for the Protection of Copyright on the Internet", competent to give an opinion on all questions related to technological evolution. This "Council" would in particular aim to create a list of legal online offers. This measure borders on anti-competitive practice. It does indeed raise several questions: what criteria would determine whether an offer is legal or not? How would the completeness and updates of this list be ensured (conditions essential to avoid hindering free competition or stopping any possibility of innovation in this sector)?
The remarks and questions raised here will probably remind you of those we asked ourselves at the time of the implementation of Hadopi in France. "Although the ablation of the entire repressive side of Belgian HADOPI is good news, this bill still assumes a presumption of harm that has never been demonstrated" notes Daniel Faucon, spokesperson for Nurpa.
« Rather than view the Internet as an opportunity to reduce the number of intermediaries between the public and artists, the text merely continues to place copyright management companies at the center of all revenue collection. These are innovative initiatives and freedom of artistic distribution that we should encourage, rather than play the game of private companies. We will of course remain vigilant to the development of this case and the threats it poses to the network and the rights of Internet users. »
We will closely follow this file, whether regarding this amputated Hadopi or the global license.
Source
Hadopi: Belgium rejects the graduated response!
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sniper3d
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Hadopi: Belgium rejects the graduated response!
Automatically translated from French.
Les Belges ne goûteront finalement pas à la riposte graduée. Malgré ses problèmes de gouvernement, le pays a en effet commencé à débattre hier au Sénat sur deux propositions de loi totalement opposées, l'une sur une copie d'Hadopi, l'autre sur une licence globale.
Premier résultat, et non des moindres, le sénateur Richard Miller a annoncé le dépôt d’un amendement visant à retirer les articles 14 à 24 de sa proposition de loi. En somme, la loi est lavée de son système de répression et de la riposte graduée. La Hadopi belge est donc en partie
La riposte graduée, un système inefficace et inapplicable
Mais pourquoi un tel revirement de la part de Richard Miller, qui s’était contenté de reprendre la proposition de Philippe Monfils, lui-même qui s’était fortement inspiré de la Hadopi made in France ?
Sur son blog, le membre du parti MR explique que le système de réponse graduée est inefficace et inapplicable. « L'objectif du MR est d'assurer la juste rémunération des artistes, et d'assurer la liberté des internautes » a conclu Richard Miller.
Voilà des commentaires que devraient apprécier les représentants des ayants droit français, ainsi que toutes les personnes travaillant pour la Hadopi, Christine Albanel et l’actuel ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
Pas de surveillance-sanction pour les internautes ?
Pour le parti belge Ecolo, qui présente un projet de licence globale, cette nouvelle a logiquement été saluée. « Cette attitude (du sénateur Miller, ndlr) permettra un débat serein et réaliste sur la mise en place d’une législation concernant le téléchargement illégal qui devra être négociée avec tous les acteurs du secteur. »
Selon Ecolo, les sénateurs belges se sont accordés hier « sur la nécessité de rechercher une solution collective équilibrée au financement de la création sur Internet écartant un système de surveillance-sanction, rémunérant le travail des créateurs et protégeant la vie privée des internautes ».
Cela ne signifie pas pour autant que la licence globale verra le jour outre-Quiévrain. Néanmoins, le projet n’est à l’heure actuelle pas encore rejeté, et une Hadopi belge n’est plus à l’ordre du jour. Les sénateurs décideront ceci lors de la suite du débat.
Un article 12 problématique
Enfin, du côté de Nurpa.be, association de protection des droits des internautes, on se veut plus mesuré. En effet, si la riposte graduée semble bien avoir disparu de la proposition de loi du MR, certains points restent encore problématiques selon son point de vue.
La Nurpa fait ainsi les remarques suivantes (la mise en gras est de notre fait) :
-Il y est évoqué à de nombreuses reprises, sans jamais que le terme soit défini, la notion "d'opérateur de bases de données" ;
-l'Article 5, point 3°, impose aux fournisseurs d'accès à Internet la promotion de la liste des offres légales constituée par le « Conseil de la protection des droits d'auteur sur Internet » (cf. Article 25) ;
-l'Article 8 use de la notion floue « d'opérateur de bases de données » et impose aux titulaires de droits d'auteur ou droits voisins le recours à une société de gestion afin de pouvoir jouir de certains de leurs droits ;
-l'Article 12 exige l'établissement d'accords entre acteurs privés et permettrait la restriction de la liberté d'usage, pour l'internaute, de sa connexion au Net. Il est clairement fait mention de limitation, sans plus de précision sur la nature de celle-ci
-l'Article 25 enfin, crée un « Conseil de la protection des droits d'auteur sur Internet », compétent pour donner un avis sur toutes questions liées à l'évolution technologique. Ce « Conseil » aurait notamment pour but la création d'une liste des offres légales en ligne. Cette mesure frôle la pratique anticoncurentilelle. Elle pose, en effet, plusieurs questions : quels critères détermineraient le caractère légal ou non d'une offre ? Comment seraient assurées l’exhaustivité et les mises à jour de cette liste (conditions indispensables pour ne pas entraver la libre concurrence ou enrayer toute possibilité d'innovation dans ce secteur) ?
Les remarques et questions posées ici vous rappelleront probablement celles que nous nous posions à l’époque de la mise en place de l’Hadopi en France. « Bien que l'ablation de tout le pan répressif de la HADOPI belge soit une bonne nouvelle, cette proposition de loi demeure fondée sur la présomption d'un préjudice qui n'a toujours pas été démontré » note Daniel Faucon, porte-parole de la Nurpa.
« Plutôt que d'envisager Internet comme une opportunité permettant de réduire le nombre d'intermédiaires entre le public et les artistes, le texte se borne à continuer de placer les sociétés de gestion des droits d'auteur au centre de toute perception de revenus. Ce sont des initiatives innovantes, et une liberté de diffusion artistique que l'on devrait encourager, plutôt que de faire le jeu de sociétés privées. Nous resterons naturellement vigilants à l'évolution de ce dossier et aux menaces qu'il fait peser sur le réseau et les droits des internautes. »
Nous suivrons de près ce dossier, que ce soit au sujet de cette Hadopi amputée ou de la licence globale.
Source
Premier résultat, et non des moindres, le sénateur Richard Miller a annoncé le dépôt d’un amendement visant à retirer les articles 14 à 24 de sa proposition de loi. En somme, la loi est lavée de son système de répression et de la riposte graduée. La Hadopi belge est donc en partie
La riposte graduée, un système inefficace et inapplicable
Mais pourquoi un tel revirement de la part de Richard Miller, qui s’était contenté de reprendre la proposition de Philippe Monfils, lui-même qui s’était fortement inspiré de la Hadopi made in France ?
Sur son blog, le membre du parti MR explique que le système de réponse graduée est inefficace et inapplicable. « L'objectif du MR est d'assurer la juste rémunération des artistes, et d'assurer la liberté des internautes » a conclu Richard Miller.
Voilà des commentaires que devraient apprécier les représentants des ayants droit français, ainsi que toutes les personnes travaillant pour la Hadopi, Christine Albanel et l’actuel ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand.
Pas de surveillance-sanction pour les internautes ?
Pour le parti belge Ecolo, qui présente un projet de licence globale, cette nouvelle a logiquement été saluée. « Cette attitude (du sénateur Miller, ndlr) permettra un débat serein et réaliste sur la mise en place d’une législation concernant le téléchargement illégal qui devra être négociée avec tous les acteurs du secteur. »
Selon Ecolo, les sénateurs belges se sont accordés hier « sur la nécessité de rechercher une solution collective équilibrée au financement de la création sur Internet écartant un système de surveillance-sanction, rémunérant le travail des créateurs et protégeant la vie privée des internautes ».
Cela ne signifie pas pour autant que la licence globale verra le jour outre-Quiévrain. Néanmoins, le projet n’est à l’heure actuelle pas encore rejeté, et une Hadopi belge n’est plus à l’ordre du jour. Les sénateurs décideront ceci lors de la suite du débat.
Un article 12 problématique
Enfin, du côté de Nurpa.be, association de protection des droits des internautes, on se veut plus mesuré. En effet, si la riposte graduée semble bien avoir disparu de la proposition de loi du MR, certains points restent encore problématiques selon son point de vue.
La Nurpa fait ainsi les remarques suivantes (la mise en gras est de notre fait) :
-Il y est évoqué à de nombreuses reprises, sans jamais que le terme soit défini, la notion "d'opérateur de bases de données" ;
-l'Article 5, point 3°, impose aux fournisseurs d'accès à Internet la promotion de la liste des offres légales constituée par le « Conseil de la protection des droits d'auteur sur Internet » (cf. Article 25) ;
-l'Article 8 use de la notion floue « d'opérateur de bases de données » et impose aux titulaires de droits d'auteur ou droits voisins le recours à une société de gestion afin de pouvoir jouir de certains de leurs droits ;
-l'Article 12 exige l'établissement d'accords entre acteurs privés et permettrait la restriction de la liberté d'usage, pour l'internaute, de sa connexion au Net. Il est clairement fait mention de limitation, sans plus de précision sur la nature de celle-ci
-l'Article 25 enfin, crée un « Conseil de la protection des droits d'auteur sur Internet », compétent pour donner un avis sur toutes questions liées à l'évolution technologique. Ce « Conseil » aurait notamment pour but la création d'une liste des offres légales en ligne. Cette mesure frôle la pratique anticoncurentilelle. Elle pose, en effet, plusieurs questions : quels critères détermineraient le caractère légal ou non d'une offre ? Comment seraient assurées l’exhaustivité et les mises à jour de cette liste (conditions indispensables pour ne pas entraver la libre concurrence ou enrayer toute possibilité d'innovation dans ce secteur) ?
Les remarques et questions posées ici vous rappelleront probablement celles que nous nous posions à l’époque de la mise en place de l’Hadopi en France. « Bien que l'ablation de tout le pan répressif de la HADOPI belge soit une bonne nouvelle, cette proposition de loi demeure fondée sur la présomption d'un préjudice qui n'a toujours pas été démontré » note Daniel Faucon, porte-parole de la Nurpa.
« Plutôt que d'envisager Internet comme une opportunité permettant de réduire le nombre d'intermédiaires entre le public et les artistes, le texte se borne à continuer de placer les sociétés de gestion des droits d'auteur au centre de toute perception de revenus. Ce sont des initiatives innovantes, et une liberté de diffusion artistique que l'on devrait encourager, plutôt que de faire le jeu de sociétés privées. Nous resterons naturellement vigilants à l'évolution de ce dossier et aux menaces qu'il fait peser sur le réseau et les droits des internautes. »
Nous suivrons de près ce dossier, que ce soit au sujet de cette Hadopi amputée ou de la licence globale.
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